13 juillet 2005

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La halte méridienne est torride ? L’ombre de cette épine est maigrelette ? Ce sable brûlant ? Ces cailloutis croulants et coupants ? Cette eau nauséabonde ? Ce vent diabolique ? Cette nuit glacée ? Ne te plains pas. Il n’y a personne pour t’entendre et s’apitoyer sur tes petites misères. Supporte. Patiente. Serre les dents. La revanche, tôt ou tard, viendra. D’ailleurs, je te connais bien. Quand elle sera venue, cette vengeance tant espérée, quand tu te coucheras, rassasié de mets délicats qui n’auront pas craqué sous la dent,... [Lire la suite]
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26 juin 2005

René Char - Vivre avec de tels hommes

Tellement j'ai faim, je dors sous la canicule des preuves. J'ai voyagé jusqu'à l'épuisement, le front sur le séchoir noueux. Afin que le mal demeure sans relève, j'ai étouffé ses engagements. J'ai effacé son chiffre de la gaucherie de mon étrave. J'ai répliqué aux coups. On tuait de si près que le monde s'est voulu meilleur. Brumaire de mon âme jamais escaladé, qui fait feu dans la bergerie déserte? Ce n'est plus la volonté elliptique de la scrupuleuse solitude. Aile double des cris d'un million de crimes se levant soudain dans des... [Lire la suite]
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10 juin 2005

Rainer-Maria Rilke - Lettre à un jeune Poète

Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul comme l'enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l'enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s'en affairent et que l'enfant ne comprend rien à ce qu'elle font.S'il n'est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d'être prêt des choses: elles ne vous... [Lire la suite]
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04 juin 2005

Shakespeare - Le monologue d'Hamlet

HAMLET - Etre ou ne pas être, c'est la question : est-il plus noble de souffrir dans l'âme les frondes et les flèches d'une Fortune enragée, ou de prendre les armes contre une mer de détresse, et d'en finir en s'y opposant ? Mourir, dormir, pas plus ; et se dire que par le sommeil nous mettons fin à la souffrance du coeur, et aux mille assauts naturels dont la chair est l'héritière ; c'est là la consommation finale que l'on doit avec ferveur souhaiter. Mourir, dormir ; dormir -peut-être rêver-, ah, voilà l'obstacle ; car quels rêves... [Lire la suite]
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07 mai 2005

Impressions Parisienne

Paris, entrecoupée de ses boulevards et avenues, capitales des larges perspectives...Paris des plans, Paris des livres, ville de lumière où personne ne se perd, où tout le monde suit les intinéraires tracés, passés et revisités.De la tour Eiffel au Sacré Coeur en passant par Notre Dame, sans oublier le Louvre, Paris nous dévoile sa mémoire...Le nécessaire et rien que lui ; trois jours seulement pour visiter, courir, voir. 72 heures à remplir efficacement pour pouvoir se sentir comblé...Pas le temps de flâner, de s'arrêter, de regarder... [Lire la suite]
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27 février 2005

Rainer Maria Rilke - Lettres à un jeune poète

"Borgeby Gård, Flädie, Suède, le 12 août 1904 Je tiens de nouveau à vous parler un instant, cher monsieur Kappus, bien que je ne puisse rien dire qui fût de quelque secours, et soit à peine en mesure d'écrire quelque chose d'utile. Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu'elles aient passé vous a été pénible et fut délibitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversées plutôt qu'elles n'ont passé? Si bien des choses en vous... [Lire la suite]
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26 janvier 2005

Rêves...

Tu le savais toi, qu'on pouvait bruler les livres? Bruler les mots, bruler les songes...Je l'ai vu moi, un livre noir, les cendres d'un rêve,le retour au réel.Quel est ce monde où la fumée de nos rêves monte noircir l'horizon de nos vies?Un monde de fou sans aucun doute,mais sans la folie,un monde où meurent les fées et où pleurent les jeunes fillesVite donnez moi un rêve, que je rie,que je m'envole, que je vive!
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01 octobre 2004

Je ne veux pas éteindre la lumiere...

Je ne veux pas éteindre la lumière... Non, plus jamais. Il est là, toujours, il me guette, il murmure, sans arrêt, il danse autour de moi, riant, le regard sombre, il est bleu...Dans la lumière je ne le voit pas. il est toujours la mais je ne le voit pas, je respire, l'air est vicié mais je respire, c'est bon de respirer, mais il est la, toujours, il est la tout le temps..."Pour ne plus vivre il faut naître...L'éveil nous arrache a notre propre monde..."Il le répète sans arrêt, et d'autre choses aussi, des mots... [Lire la suite]
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22 septembre 2004

Rêves...

Saleté de monde... Non, pas de monde, saletés de gens en fait... plus moyen d'allumer ma télé sans voir des images de cadavres par dessus lesquels les "grands de ce monde" crient leurs bonnes raisons, ce qui les a poussé à détruire, massacrer, tuer, anéantir, et tout ces autres mots qui devraient disparaitre des dictionnaires... J'en ai marre, j'ai juste envie de sourire à tout ce qui m'entoure, de redevenir insouciant, de rire des 7 nains et de leur air béat devant blanche neige et aussi que c'est moi qui vole à coté de... [Lire la suite]
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21 septembre 2004

Patrick Declerck - Gaston, maitre flemme

"Je suis une fatalité", dit, quelque part, Nietzshe. Gaston aussi est une fatalité. Mais une fatalité d'un tout autre genre. Une fatalité molle, tiède, informe et immuable. Gaston, d'ailleur, apparait dans le journal de Spirou, "sans explication, sans titre, rien". Ses premiers mots, il les échangent avec Spirou lui meme : - Qui etes vous?- Gaston.- Que faites vous ici?- J'attend.- Vous attendez quoi?- J'sais pas... j'attend...- Mais vous etes bien sur que c'est ici que vous devez venir?- Beuh...Gaston survient.... [Lire la suite]
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